Rivière-du-Loup, 3 juin 2025 – Le Groupe de recherche en écologie des tourbières (GRET) est fier de célébrer les 25 ans de restauration de la tourbière de Bois-des-Bel (BDB), près de Cacouna, au Québec. Cette tourbière a été restaurée en appliquant la Méthode de transfert de la couche muscinale (MTCM), qui vise, à court terme, à rétablir un couvert végétal typique des tourbières à sphaignes, lequel permettra à long terme de rétablir la fonction d’accumulation de tourbe et, par conséquent, la capacité de séquestrer du carbone.
La restauration de la tourbière de Bois-des-Bel est le fruit d’un partenariat unique entre le GRET, basé à l’Université Laval, et regroupant un grand nombre de chercheurs et chercheuses de plusieurs universités canadiennes, et l’industrie canadienne de la tourbe horticole. Ce projet bénéficie notamment du financement du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) dans le cadre de programmes de recherche partenariale.
La restauration écologique dans l’est du Québec
Il s’agit de la toute première station expérimentale de recherche à grande échelle sur la restauration d’une tourbière dominée par les sphaignes à être aménagée. Initiée en 1999, ce site emblématique, situé dans l’est du Québec, est devenu un laboratoire à ciel ouvert pour tester des techniques de restauration innovantes, aujourd’hui reconnues mondialement. Un grand nombre de chercheurs et chercheuses de plusieurs universités canadiennes, étudiant(e)s et professionnel(le)s de recherche y ont mené des projets de recherche au cours des 25 dernières années, afin de mesurer le succès de la restauration et de trouver toujours plus de façons de favoriser le retour d’un écosystème accumulateur de tourbe et d’accroître la biodiversité.
Line Rochefort, professeure titulaire de la Chaire de recherche en partenariat en restauration des écosystèmes à l’Université Laval, a été l’initiatrice du projet. « Après une décennie de recherches pour apprendre comment récolter et faire croître des mousses de sphaigne, la station de Bois-des-Bel est devenue la première tourbière restaurée au Canada à l’échelle de l’écosystème dans sa globalité. C’était aussi le premier projet cocréé et réalisé avec des partenaires de plusieurs compagnies lors d’ateliers de travail académie-industrie. Ce modèle de partenariat secteur privé – scientifique des années 1990 est maintenant cité en exemple à l’international pour faire avancer l’agenda de la restauration des écosystèmes dégradés et la réhabilitation de la biodiversité. »
C’est grâce à une collaboration étroite entre chercheurs et acteurs de terrain que des progrès significatifs ont pu être réalisés. Ces résultats résonnent bien au-delà de l’est du Québec. « The Peat industry is lucky it had the right intuition over 30 years ago to collaborate with academia. Our industry-academic relationship is an envy of industries across Canada and our partners overseas — L’industrie de la tourbe horticole a la chance d’avoir eu l’intuition, il y a plus de 30 ans, de collaborer avec le monde universitaire. Notre relation industrie-université fait l’envie des industries du Canada et de nos partenaires à l’étranger”, Asha Hingorani, présidente de la CSPMA.
Pour Frédéric Caron, président de l’APTHQ, membre du comité scientifique de la CSPMA et directeur gestion ressource naturelle – Horticulture, à Premier Tech Producteurs et Consommateurs, le projet de restauration écologique à Bois-des-Bel, initié il y a 25 ans, témoigne de l’engagement proactif de l’industrie canadienne de la tourbe horticole. “Grâce à une collaboration étroite avec le milieu académique et scientifique, l’industrie a posé des gestes concrets pour la restauration des tourbières dont l’impact positif et la pertinence se confirment encore aujourd’hui. L’expertise acquise au fil des années de recherche et d’expérimentation guide les actions et les stratégies quotidiennes de l’industrie, en plus d’orienter avec assurance celles à venir. »
Cette vision, est également partagée par Mélissa Berger, présidente du Créneau d’excellence Tourbe et substrats, membre du conseil d’administration de la CSPMA et Co-PDG de Berger, qui souligne l’importance de la continuité des efforts pour s’adapter aux nouvelles réalités. « La génération qui nous a précédé a mis la table à un partenariat de recherche que la génération d’aujourd’hui continue de porter, en ayant conscience des nouveaux défis et des réalités d’aujourd’hui. »
En tant que propriétaire terrien du site, la ville de Rivière-du-Loup joue un rôle clé dans la pérennité de la station de recherche. Marianne Gagnon, conseillère en développement durable à la Ville de Rivière-du-Loup, souligne « l’importance que la Ville porte à s’impliquer dans des projets de lutte pour le climat et pour la protection de la biodiversité ».
Le projet a marqué un tournant majeur dans la manière dont les milieux humides sont restaurés et suivis dans le temps. Le site continue aujourd’hui d’inspirer des projets similaires ailleurs au pays et à l’international.
À propos du GRET
Fondé en 1992 par Line Rochefort, le Groupe de recherche en écologie des tourbières (GRET) est issu de la concertation entre le milieu scientifique universitaire, l’industrie canadienne de la tourbe horticole et des organismes gouvernementaux fédéraux et provinciaux. Il réunit des chercheuses, des chercheurs et des étudiant(e)s de plusieurs universités. Tous ces intervenants se sont fixé l’objectif d’une gestion intégrée et durable des tourbières au Canada.
Pour en apprendre davantage sur le GRET, visitez gret-perg
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Source : Groupe de recherche en écologie des tourbières
Contact : Line Rochefort , Professeure titulaire, Titulaire de la Chaire de recherche en partenariat en restauration des écosystèmes, gret@fsaa.ulaval.ca
